17.06.2009

Les effets du stress sur la sexualité et la fertilité mieux compris

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Des chercheurs ont réalisé une avancée dans la compréhension des effets du stress sur la sexualité et l'infertilité.

Il était déjà connu que les hormones du stress inhibent l'hormone sexuelle gonadolibérine (ou GnRH) (1) produite par le cerveau, ce qui affecte négativement les spermatozoïdes, l'ovulation et l'activité sexuelle.

L'étude récente montre que le stress augmente aussi les niveaux d'une autre hormone sexuelle, la GnIH (2) , qui est inhibitrice de la gonadolibérine. Cette hormone a été découverte il y a 9 ans chez les oiseaux et est aussi présente chez les humains et les autres mammifères.  Mais si ces hormones agissent de la même façon chez les humains, cette découverte peut changer la façon dont les problèmes de fertilité sont abordés

Chez les humains, le stress chronique peut amener une baisse de l'intérêt sexuel ainsi qu'une baisse de la fertilité. Même le stress des traitements de l'infertilité peut bloquer leur efficacité comme le suggèrent plusieurs anecdotes de couples réussissant à concevoir après l'échec de la reproduction assistée.

En se basant sur un modèle animal, les chercheurs attribuent la plus grande partie de l'effet du stress sur la fonction sexuelle à une augmentation des hormones de stress, dont le cortisol. Dans le cerveau, ces hormones suppriment la principale hormone de la reproduction, la gonadolibérine (ou GnRH,) ce qui entraîne un arrêt de la libération d'hormones gonadotrophines par l'hypophyse, ce qui affecte négativement la production les hormones sexuelles œstrogène, progestérone et testostérone.

Chez des rats subissant un stress aigu, les niveaux de GnIH restaient élevés pendant plusieurs heures et étaient revenus à la normale le lendemain. Mais chez des rats stressés chroniquement, l'élévation de l'hormone inhibitrice était à long terme.

Il pourrait éventuellement être possible, selon les chercheurs, de bloquer l'hormone GnIH afin de réduire certains des effets du stress sur la reproduction.

Ces travaux sont publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Commentaires

Je fait un métier peu stressant, avec un minimum de responsabilité et où je fini tous les jours à 13h. Alors j'ai pas à avoir peur de ce que tu racontes.
Je remarque juste que sur le schéma les femmes stressent plus que les homme pour la même tâche.C'est parce que vous vous compliquez les choses même quant elles sont simples.

Ecrit par : tb509 | 17.06.2009

Et les chomeurs dans tout ca !
Je crois que les pauvres ils sont les plus touchés par le stress ...

Ecrit par : Ace | 17.06.2009

C'est un article de Psychomédia ça, non ? Un petit lien vers leur site, ça serait plus correct envers eux...

Ecrit par : Anonyme | 19.06.2009

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